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Contrairement aux idées reçues, le jeans n’est pas une invention moderne et est plus ancien qu’on ne le pense. L’histoire de cette étoffe remonte en effet au XVIè siècle. Le tissu classique du jeans est alors confectionné à Nîmes, dans le Sud de la France.

En Europe, il est vendu sous l’appellation « serge de Nîmes ». C’est d’ailleurs de cette dénomination que vient le nom « denim ».
Les racines du mot « jeans » sont en Italie, à Gênes plus précisément, où le tissu des pantalons de marin était fabriqué.

En ce qui concerne les blue jeans tels que nous les connaissons, ils ne voient le jour que quelques siècles plus tard. Leur histoire débute en 1853 lorsque le fondateur des jean Levis, le Bavarois Levi Strauss, alors âgé de 24 ans, émigre à San Francisco en Californie, en pleine ruée vers l’or.
Pour des raisons pratiques, il se fait confectionner des pantalons de travail plus robustes avec de la toile de voile pour bateau et des bâches de chariots puis, à partir de la toile De Nimes qu’il avait amenée d’Europe.
Cette étoffe teinte en indigo a la particularité d’être tissée en diagonale avec du fil bleu et du fil blanc. Le premier jeans n’est qu’une salopette coupée avec des boutons pour les bretelles, large à la taille et ample aux cuisses. Les autres chercheurs d’or sont immédiatement enthousiasmés par la robustesse de ce pantalon.
Strauss en fait bientôt coudre d’autres. C’est le début de la « success story » de ce « vêtement pour les jambes » dont le retentissement est tel qu’il devient une véritable mine d’or.
Ce n’est qu’en 1922 que des passants pour la ceinture seront appliqués à la taille.
Pour le rendre encore plus solide, Strauss renforce les poches et les boutons de ses pantalons avec des rivets de cuivre et des doubles coutures orange.

L’incroyable réussite de Levi’s donne des idées. Bientôt, de nouvelles sociétés suivent le mouvement : Lee, Blue Bell Overall Company (future Wrangler), Big Ben Carter, Blue Ridge, Rica Lewis (pionnier du jeans en France).
Jusque dans les années 1960, le modèle du jeans ne varie pas : la référence demeure le 501 Levis.

En 1929, le krach boursier entraîne faillites et chômage aux États-Unis, poussant les populations vers l’Ouest.

Avec la découverte de la campagne, les citadins se laissent séduire par l’esthétique et la solidité du jean. Ce pantalon devient rapidement une tenue de détente idéale.

Pendant la Seconde Guerre Mondiale, les jeans font partie de l’équipement de base de tout bon GI’s. C’est avec eux qu’ils font leur entrée en Europe.
À la démobilisation, les magasins de surplus américains écoulent toutes ces marchandises en Europe.

La paix installée, le denim poursuit sa campagne de séduction par le biais du cinéma.

Le film de Far-West, genre le plus populaire de l’époque, pose en héros le cow-boy vêtu de la solide toile bleue. Les jeunes Américains s’identifient aussi très vite au mythe du rebelle personnalisé par Marlon Brando dans « L’Équipée sauvage » et, surtout, James Dean dans « La Fureur de vivre ». Ils lancent la mode des « bikers » avec grosses cylindrées, Perfecto et Levis 501 délavé graisseux, retroussé sur des bottes de chantier. Un vent de révolte souffle sur la jeune génération. Le jeans est alors interdit dans les écoles car synonyme de débauche !

Au début des années 60, Marylin Monroe, divine en jeans, insuffle sensualité et allure au célèbre pantalon.

L’esprit de révolte se manifeste aussi à travers le rock’n roll. Little Richard, mais surtout Elvis Prestley, blouson teddy court serré et jeans délavé assez ample roulé sur les chevilles, deviennent des publicités vivantes.

Bientôt le jeans se fait la tenue de toute une génération, signe de liberté et d’indépendance. Se battant pour l’égalité des droits, les Afro-Américains délaissent symboliquement les vêtements du dimanche pour assister à la messe en jeans.

En 1968, le jean 501 investit les campus, sur les jambes des manifestants contre la guerre du Viêt-Nam.
Le bas du fameux pantalon s’élargit progressivement pour devenir « patte d’eph’ ». Le jeans se customise : frangé, clouté, brodé de fleurs ou décoré de strass, le denim façon hippie envahit les rues, car le jeans a une capacité d’adaptation assez phénoménale, incorporant les codes de chaque époque.

Les seventies voient la montée du jeans sur les podiums, initiée par les couturiers américains,bientôt suivi par les couturiers européens qui rivalisent alors de créativité. Le denim devient star. Les innovations se succèdent, et on applique plusieurs techniques pour teinter le tissu et le rendre plus intéressant, par exemple le classique délavage « stonewash », mais aussi le teinter, l’user avec du papier de verre ou encore le couvrir de cire ou de feuille d’or ou d’argent.
Dans les années 1980, le Lycra s’intègre au denim, lui assurant un nouveau confort.

Dans la rue, le jeans poursuit son émancipation. Le style grunge émerge avec le groupe Nirvana en tête de file. Les modèles se déchirent, s’éclatent, se lacèrent.
Le « sportswear » et le « streetwear » sont très vite adoptés par le monde des skaters, puis du rap. Le Baggy, pièce confidentielle, créée en 1974 devient à la mode dans les années 90.

En 1998, un jean Levis original de 1880 est racheté lors d’une vente aux enchères pour près de 47.000 US dollars par la firme Levi’s pour ses archives.
En 1999, Christie’s NYC met en vente trois paires de jean Levis ayant appartenu à Marilyn Monroe portés dans le film « La rivière sans retour ». Le styliste américain Tommy Hilfiger les obtient pour 37.000 US dollars.
Quelques années plus tard, l’un de ces jean Levis sera offert à Britney Spears.

Aujourd’hui, le jeans est présent dans toutes les gardes-robes, des plus modestes aux stars de l’écran ou de la chanson, comme Kate Moss, Vanessa paradis ou Taylor Lautner, et se portent aussi bien classique que noir métallisé, issu de jeaneries traditionnelles comme de collections Haute Couture, ou bien encore de collaborations entre deux grands noms comme la ligne jean Levis par Jean Paul Gaultier.

3,5 milliards de jeans plus tard, la marque Levi’s est commercialisé dans plus de 100 pays. Elle symbolise la liberté, l’individualité et le plaisir.

Retrouver toute l’actualité de So Jeans sur twitter et sur le blog so jeans

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